Accueillir un élève autiste

La plupart d’entre nous ne sommes pas formés pour accueillir un élève porteur de handicap, et encore moins un élève TSA (trouble du spectre autistique). Pour ma part, je n’ai aucune formation à ce sujet, excepté des lectures personnelles. Je me suis lancée et j’ai découvert qu’ouvrir sa classe, à tout handicap, quel qu’il soit, est extrêmement enrichissant :

  • pour l’enfant TSA : il est vital pour lui de garder un pied dans un univers dit « neurotypique »
  • pour le groupe classe : cet accueil va ouvrir les élèves à l’empathie, à la différence, à la tolérance, au respect de l’autre
  • pour l’enseignant : un petit bagage d’humilité s’impose. Tout d’abord, il faut le vouloir et le pouvoir (à discuter au moment des répartitions de classe). Puis n’étant pas formé au CAPA-SH, ne pas vouloir transformer sa classe en classe ULIS. Il faut savoir s’entourer et ne pas hésiter à demander de l’aide (directeur, parents, rased, circo, pôle autisme du département (eh oui, il existe et l’équipe est un vrai soutien)). Il faut ensuite apprendre à connaître son élève TSA, l’écouter, ne pas chercher à aller contre, mais avec, en acceptant aussi nos limites d’instit. Ne pas insister et vouloir absolument le faire rentrer dans des apprentissages vers lesquels il ne peut pas aller. L’enfant, verbal ou non, le fera vitre comprendre. Ne pas faire une pédagogie différenciée, mais une pédagogie adaptée.

Vous trouverez ci-joint un petit document.doc (3 pages) pour vous donner des pistes de départ.

Personnellement, aujourd’hui, je ne me vois plus enseigner sans accueillir « un élève à profil particulier » dans ma classe.

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