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TDA et TDAH à l’école

Chaque année nous voyons de plus en plus d’enfants porteurs de TDA ou TDAH dans nos classes. Pour ma part, cette année, j’en compte 1 sur 3, soit 7 élèves sur 21.

Les causes sont multiples et interrogent les neurosciences : écrans, alimentation, stress quotidien, gène héréditaire, modes de vie, non prise en compte des besoins de l’enfant dans notre univers d’adulte … Je ne suis pas spécialiste du sujet. Mon rôle est plutôt de chercher des solutions pour aider les enfants à trouver leur place à l’école, à s’y sentir bien, accepté, et à travailler avec les familles.

Avec ces dernières, je fais de la sensibilisation aux écrans, notamment le conseil des 4 pas, et au sommeil lors de la réunion de parents ; je propose aussi le défi 10 jours sans écrans ; je n’hésite pas à recevoir les parents au cours de RDV individuel, je propose des livres sur le sujet. Je recommande notamment le livre Hyperactivité solution magnésium.

En classe, depuis 3 ans, je mets en place l’apport de matériel adapté : la mise à disposition de fidgets pour occuper les mains et libérer l’attention, l’apport d’assises différentes pour libérer le mouvement. Bien sûr, même si ces objets sont en accès libres, il faut accompagner cette nouvelle installation d’un cadre et de règles pour guider les enfants dans leur utilisation et manipulation.

Je me suis formée à la pratique de l’attention avec les ateliers philo SEVE . J’enseigne l’attention lors de séances courtes : 2 à 3 mn de pratique de l’attention dès que les élèves ou moi-même en ressentons le besoin, ou de séances plus longues autour des malles sensorielles pour reconnecter les enfants à leurs sens, autour des cartes des besoins pour reconnecter les enfants à leurs émotions et à leurs besoins.

Une fois par semaine, je vais plus loin avec des petits groupes d’élèves en séances APC bien-être avec la pratique de l’art-thérapie scolaire.

Aujourd’hui, je forme également les enseignants à ces pratiques lors d’ateliers classe CREA

Dans la pièce jointe vous trouverez une séquence pédagogique clé en main de 3 séances : une sur les sens, une sur les besoins, une sur les exercices de pratique de l’attention.

Pour de plus amples (in)formations : classecrea@gmail.com

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Les ateliers cuisine

Voici un article pour mener des ateliers cuisine en classe.

Ces ateliers sont possibles à tous les niveaux de la PS au CM2, et modulables en fonction des pages.

Vous trouverez une petite fiche de prep, présentée en carte mentale pour que chacun y pioche ce dont il a besoin et 20 recettes, 2 recettes par page, à découper et à plastifier.

D’autres recettes viendront s’ajouter au fil du temps.

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Idée de règles de vie

Les règles de vie sont à travailler en classe lors d’un débat conseil avec les élèves. Les enfants ont besoin de comprendre les codes sociaux, quelle attitude adopter, ce que l’école attend d’eux.

Voici un tableau d’étiquettes à imprimer et à utiliser en classe. Vous pouvez présenter ces étiquettes lors d’un APC, par petit groupe : les expliciter, montrer les plus importantes pour vous en tant qu’enseignant, les classer, les afficher avec un velcro pour les rendre mobiles.

Vois trouverez ci-dessous une fiche individuelle pour l’élève, ainsi qu’un tableau d’observables pour l’enseignant.

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Accueillir un élève autiste

La plupart d’entre nous ne sommes pas formés pour accueillir un élève porteur de handicap, et encore moins un élève TSA (trouble du spectre autistique). Pour ma part, je n’ai aucune formation à ce sujet, excepté des lectures personnelles. Je me suis lancée et j’ai découvert qu’ouvrir sa classe, à tout handicap, quel qu’il soit, est extrêmement enrichissant :

  • pour l’enfant TSA : il est vital pour lui de garder un pied dans un univers dit « neurotypique »
  • pour le groupe classe : cet accueil va ouvrir les élèves à l’empathie, à la différence, à la tolérance, au respect de l’autre
  • pour l’enseignant : un petit bagage d’humilité s’impose. Tout d’abord, il faut le vouloir et le pouvoir (à discuter au moment des répartitions de classe). Puis n’étant pas formé au CAPA-SH, ne pas vouloir transformer sa classe en classe ULIS. Il faut savoir s’entourer et ne pas hésiter à demander de l’aide (directeur, parents, rased, circo, pôle autisme du département (eh oui, il existe et l’équipe est un vrai soutien)). Il faut ensuite apprendre à connaître son élève TSA, l’écouter, ne pas chercher à aller contre, mais avec, en acceptant aussi nos limites d’instit. Ne pas insister et vouloir absolument le faire rentrer dans des apprentissages vers lesquels il ne peut pas aller. L’enfant, verbal ou non, le fera vitre comprendre. Ne pas faire une pédagogie différenciée, mais une pédagogie adaptée.

Vous trouverez ci-joint un petit document.doc (3 pages) pour vous donner des pistes de départ.

Personnellement, aujourd’hui, je ne me vois plus enseigner sans accueillir « un élève à profil particulier » dans ma classe.